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Faire des affaires au Québec et au Canada : les exigences linguistiques

S'implanter sur le marché canadien soulève une question que bien des entreprises sous-estiment : dans quelle langue — et dans quelle variante de cette langue — devons-nous communiquer? La réponse comporte deux volets distincts : les attentes du marché canadien dans son ensemble, et les obligations légales propres au Québec. Voici un survol pratique, à titre informatif et sans constituer un avis juridique.

Au Canada : orthographe canadienne et adaptation culturelle

Le Canada n'utilise ni l'anglais américain ni l'anglais britannique, mais une orthographe canadienne qui emprunte aux deux : on écrit colour, favourite, centre, cheque et licence (à la britannique), mais généralement organize et realize (à l'américaine). Un texte rédigé en anglais américain « sonne » étranger aux lecteurs canadiens et peut nuire à votre crédibilité.

Le même principe s'applique en français : le français canadien n'est pas le français de France. Terminologie, tournures, unités de mesure (système métrique), formats de date, références culturelles et institutionnelles locales doivent être adaptés. Une localisation soignée — plutôt qu'une simple traduction — assure que votre message résonne auprès du public visé.

Sur le plan légal fédéral, la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation et la Loi sur les aliments et drogues exigent que l'étiquetage des produits préemballés vendus au Canada figure en français et en anglais. Cette obligation vaut partout au pays, indépendamment des règles québécoises.

Au Québec : la Charte de la langue française

Au Québec, la Charte de la langue française (loi 101), renforcée par la loi 96, fait du français la langue officielle et normale du commerce et des affaires. Les obligations touchent plusieurs volets.

Affichage public et commercial

Le français doit figurer de façon nettement prédominante dans l'affichage public et la publicité commerciale. Lorsqu'une marque de commerce dans une autre langue apparaît, un texte descriptif ou générique en français doit l'accompagner. Des règles renforcées sur les marques et la prédominance du français sont entrées en vigueur en 2025.

Étiquetage et emballage

Les inscriptions sur un produit, son contenant ou son emballage doivent être en français. Le texte français peut être accompagné d'une traduction, mais ne doit pas y être inférieur. Les termes génériques ou descriptifs intégrés à une marque doivent désormais paraître en français.

Contrats, factures et communications avec la clientèle

Les contrats d'adhésion, les catalogues, les brochures, les sites Web, les factures et la documentation destinés à la clientèle québécoise doivent être offerts en français.

Communications internes et francisation

Les entreprises de 25 employés ou plus doivent s'inscrire auprès de l'Office québécois de la langue française (OQLF) et généraliser l'utilisation du français : outils de travail, logiciels, offres d'emploi, conditions de travail, conventions collectives et communications internes. Le personnel a le droit de travailler en français.

La conformité n'est pas un projet ponctuel : chaque nouvelle affiche, étiquette ou page Web doit respecter les mêmes exigences.

Comment Documents Inc. vous accompagne

Nous aidons les entreprises à produire des contenus conformes et culturellement justes des deux côtés : traduction et localisation en français canadien, révision en anglais canadien, adaptation de l'affichage, de l'étiquetage, des emballages, des sites Web et des communications internes, ainsi que traduction certifiée lorsqu'un document officiel l'exige. Chaque texte est révisé par un second linguiste.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique. Pour l'interprétation de vos obligations précises, consultez l'OQLF ou un conseiller juridique.

Doing Business in Quebec and Canada: Language Requirements

Entering the Canadian market raises a question many businesses underestimate: in which language — and which variety of that language — should we communicate? The answer has two distinct parts: the expectations of the Canadian market as a whole, and the legal obligations specific to Quebec. Here is a practical overview, provided for information only and not constituting legal advice.

In Canada: Canadian spelling and cultural adaptation

Canada uses neither American nor British English, but a Canadian spelling that borrows from both: we write colour, favourite, centre, cheque, and licence (British), but generally organize and realize (American). A text written in American English "sounds" foreign to Canadian readers and can undermine your credibility.

The same principle applies in French: Canadian French is not the French of France. Terminology, phrasing, units of measure (metric system), date formats, and local cultural and institutional references must be adapted. Careful localization — rather than mere translation — ensures your message resonates with the intended audience.

Federally, the Consumer Packaging and Labelling Act and the Food and Drugs Act require the labelling of prepackaged consumer products sold in Canada to appear in both French and English. This obligation applies across the country, regardless of Quebec's rules.

In Quebec: the Charter of the French Language

In Quebec, the Charter of the French Language (Bill 101), strengthened by Bill 96, makes French the official and normal language of commerce and business. The obligations span several areas.

Public and commercial signage

French must be markedly predominant in public signage and commercial advertising. Where a non-French trademark appears, accompanying descriptive or generic French text is required. Strengthened rules on trademarks and the predominance of French came into effect in 2025.

Labelling and packaging

Inscriptions on a product, its container, or its packaging must be in French. The French text may be accompanied by a translation but must not be given less prominence. Generic or descriptive terms embedded in a trademark must now appear in French.

Contracts, invoices, and customer communications

Contracts of adhesion, catalogues, brochures, websites, invoices, and documentation intended for a Quebec audience must be available in French.

Internal communications and francization

Businesses with 25 or more employees must register with the Office québécois de la langue française (OQLF) and generalize the use of French: work tools, software, job postings, working conditions, collective agreements, and internal communications. Staff have the right to work in French.

Compliance is not a one-time project: every new sign, label, or web page must meet the same requirements.

How Documents Inc. can help

We help businesses produce compliant, culturally accurate content on both fronts: translation and localization into Canadian French, revision in Canadian English, adaptation of signage, labelling, packaging, websites, and internal communications, as well as certified translation when an official document requires it. Every text is reviewed by a second linguist.

This article is provided for information only and does not constitute legal advice. For the interpretation of your specific obligations, consult the OQLF or legal counsel.